White Widow, c’est la variété qu’on repère de loin—avant même de lire l’étiquette. Un « givre » blanc et dense de trichomes, une prestance compacte et un profil aromatique qui garde sa classe depuis des décennies. Pas un énième dessert de catalogue : c’est la langue de l’old school servie propre et fort.
D’où vient ce statut de « légende blanche » ?
Parce qu’elle marie ce que les hybrides ont de plus précieux : lisibilité de l’effet, masse résineuse et profil sensoriel cohérent. Quelle que soit la sélection ou la banque, le cœur reste identifiable : blancheur des trichomes et tête claire, non fatigante, qui garde son aplomb.
Aspect — carnet botanique
Dans les documents de collection, White Widow est une hybride compacte à moyenne. Calices charnus, serrés, avec très forte densité de trichomes—ce « neige » qui a donné le nom. Pistils du crème au miel–rouille. Feuilles de largeur moyenne, du vert vif à l’olive à maturité. À sec, les fleurs conservent une structure fine mais solide, sans excès de feuilles sucrées.
La poussière blanche des trichomes n’est pas une déco—c’est une signature : film résineux au doigt, et en macro les têtes glandulaires brillent comme des micro-perles.
Arôme & saveur — le classique : pin, poivre, agrumes
Au nez dominent les tons résineux de conifère (pinène), soutenus par la note poivrée (caryophyllène) et une base terreuse (myrcène). En arrière-plan, un bord agrumes (limonène) ordonne l’ensemble et apporte de la fraîcheur. Une fois moulu, certains phénos évoquent écorce, encens doux et épice sucrée. En bouche—sec, avec une finale longue et nette.
Comment elle « porte » — parler de grower, sans chichi
Le récit composite est étonnamment convergent : élan mental clair et net (éveil, focus) qui ne perd pas la coordination. Plus profond, relâchement corporel doux, sans ancre lourde. Ce n’est pas un marteau—c’est un clic après lequel l’image se précise et le fond s’apaise.
Note : chaque organisme réagit différemment ; c’est un langage sensoriel, pas médical.
Terpènes & phénotypes — où les chemins divergent
White Widow n’est pas monolithique, mais tient un couloir étroit. Variations fréquentes :
Plus de pin vs. plus d’épices—phénos plus frais et forestiers vs. plus chauds et poivrés.
Agrumes sur le dessus vs. en arrière-plan—de l’écorce fraîche à la touche organisatrice.
Sucrosité—parfois un voile miellé, mais le profil reste sec.
Côté chimie, on retrouve surtout : pinène, caryophyllène, myrcène, avec limonène et souvent humulène.
Indices de présentation — reconnaître un bon lot
« Tempête » de trichomes : givre dense, blanc laiteux, têtes marquées.
Calice > feuille : masse florale propre, peu de « sugar leaves ».
Nez après broyage : pin–poivre–agrumes ; ligne mûre dès la première bouffée, sans verdeur piquante.
Toucher : résine collante et grasse ; structure compacte, non pierreuse.
Repères esthétiques—les phénotypes gardent leurs nuances.
Notes botaniques sur préférences et sensibilités (sans mode d’emploi)
Densité ≠ laisser-aller—les fleurs denses aiment ordre et circulation d’air ; en cadre serré et « brumeux », le nez s’aplatit vers le vert.
Le parfum récompense la propreté—dans un cadre hygiénique, bois, pin et agrumes s’expriment, pas seulement le « vert ».
Présence résineuse propice au travail de collection (macro, tamis), d’où le statut culte de White Widow.
Pour qui est White Widow ?
Pour qui aime les profils classiques et secs sans excès sucré ; pour les collectionneurs en quête de givre neigeux et d’un caractère constant ; pour ceux qui cherchent une tête claire et ordonnée plutôt qu’une lourde couverture.